Au coeur des bois de Pouvrai

Au cœur des bois de Pouvrai


Au Colonel Jean Saint-Martin, 1er régiment d'infanterie de ligne - 2 juillet 1813

Monsieur,

Suite à la mission que vous m'avez confiée je vous rends compte d'ores et déjà. J'ai rejoins la caserne au Mans. Contrairement à ce que vous m'aviez annoncé, n'était présent que la moitié du détachement d'infanterie, composé à peine de deux compagnies des 1er et 2e régiments d'infanterie de ligne. Je dû nommer un homme que je pris à l'ancienneté, et que je connais bien, pour ordonner l'ordinaire qu'il me restait.

Pour surprendre les hors la loi, j'ai commandé un départ attife au petit matin, et grand bien m'en prit. Nous sommes passé par un chemin à travers champs, pour rejoindre le bord du bois de Nogent-le-Rotrou, chemin idéale pour la contrebande qui gangrène l'armée actuellement, en suivant un chemin que j'ai pensé discret pour des contrebandiers. Nous avons suivi un petit ruisseau, qui nous a mené au village de Pouvrai.

De plus, les bois ont des yeux, je peux vous garantir que si je puis vous écrire, c'est uniquement parce que les contrebandiers n'ont pas voulu faire le coup de feu. Nous supposons que c'était pour aller cacher les produits qu'ils ont illégalement charrié jusqu'ici. Cet endroit est rempli de caches, et malheureusement la difficulté pour nous d'avancer rapidement ne nous a permis de tomber que sur quelques boucans abandonnés, et quelques maigres prises.

Conformément au plan que je vous fis, le temps à passer trop rapidement je n'avais aucune chance de pouvoir surprendre les contrebandiers à Luzoir. Je n'ai rien trouvé d'autres. Les habitants sont de fidèles sujets, très serviables et très aimables. Le chemin que je fis emprunter fut similairement le même qu'au début, les cours d'eau et les falaises en moins. La région est froide et très humide la nuit, le bois ne prenait pas. J'ai donc préféré revenir en un lieu que je connaissais mieux, nous fîmes une marche de nuit dans le noir complet, peut être avons-nous marché près de huit lieues sans rien trouver.

La région est en somme peu praticable et notre présence n'a servit qu'à faire peur peut être bien. Un bataillon de notre meilleur infanterie n'y pourrais rien. C'est de gendarmerie et de douane et de génie dont nous aurons besoin pour nettoyer la région des fripons qui la pollue. Par conséquent je préfère rentrer avant que mes hommes attrapent la mort, nous savons trop bien que ce n'est pas le moment d'en perdre.

Nicolas Tincelin - Sous-lieutenant à la 1ère compagnie du 1er bataillon.


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